SPiN (Science & Philosophy in Namur) est un centre de recherche de l'Institut ESPHIN réunissant philosophes et scientifiques qui interrogent les sciences dans toute leur diversité, en croisant les approches épistémologiques, métaphysiques, politiques et éthiques.
Pluridisciplinaire et ouvert aux grands enjeux contemporains, SPiN explore les enjeux philosophiques des diverses disciplines des sciences naturelles, sociales, humaines et formelles.
Ses travaux, à la fois académiques et engagés, visent à mieux comprendre ce que sont les sciences, comment elles fonctionnent, comment les distinguer de ce qu’elles ne sont pas ou encore quels rôles elles jouent dans notre société.
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De la méfiance envers les sciences
Le centre de recherche SPiN vous invite à son événement inaugural.
Pour sa conférence inaugurale, le centre SPiN (Science & Philosophy in Namur) s'entourera d’une juriste et chercheuse au Centre de Bioéthique de l’Université de Namur, Claire Rommelaere, et d’une philosophe des sciences de l’Université de Montréal, Aude Bandini, afin de porter un regard critique sur le thème de la “méfiance envers les sciences”. L’urgence d’aborder cette thématique s’impose à notre époque où, en dépit d’un taux de confiance envers les sciences globalement stable, les repères du débat public demeurent fréquemment brouillés par la désinformation.
Ayant la chance de pouvoir observer les philosophes des sciences dans leur habitat naturel depuis près de quinze ans, Claire Rommelaere partagera ses réflexions sur la question de savoir s’il faut ou non se fier à celles et ceux qui pensent les sciences.
De son côté, Aude Bandini se confrontera à un problème majeur que nous sommes tous amenés à rencontrer à l'heure où la masse des connaissances disponibles est telle qu'il est impossible de les acquérir par soi-même. En effet, le caractère socialement distribué de la connaissance ne nous laisse généralement pas d'autre choix que de nous en remettre, y compris sur des questions très importantes (comme la santé), à l'autorité d'experts. Or, lorsque l'on s'en remet ainsi à autrui et que l'on suit des recommandations dont, en raison de notre ignorance, nous n'avons pas les moyens d'évaluer le bien-fondé, nous nous plaçons dans une relation de "dépendance épistémique" qui entre en tension avec nos aspirations à l'autonomie intellectuelle, et nous force à nous poser une question dont la réponse pourrait s'avérer insupportable : l'autonomie intellectuelle n'est-elle rien de plus qu'un mythe ?
Conférence animée par la journaliste Maïté Warland.
Programme :
- 17h30-18h30 | Drink au Quai 22 (Rue du Séminaire 22 à 5000 Namur)
- 18h30 | Claire Rommelaere
De la méfiance envers les philosophes des sciences - 19h | Aude Bandini
L'autonomie intellectuelle face à l'autorité de la science : un casse-tête pour l'épistémologie sociale
Inscriptions pour le 16 avril au plus tard.
Gratuit.
Les usages de l'analogie dans la connaissance de la vie végétale
Colloque organisé par le Centre de recherche SPiN de l'Institut ESPHIN.
Une plante ne semble pas avoir grand-chose à voir avec les animaux. Pourtant, des naturalistes des dix-huitième et dix-neuvième siècles ont tenté d'étudier les plantes comme si elles étaient des animaux : ils se sont mis, par exemple, à la recherche d'un analogue du système sanguin ou du système respiratoire. Pourquoi ont-ils ressenti le besoin de recourir à un raisonnement analogique ? Qu'ont-ils obtenu comme résultats ? Et plus généralement, quelle est la valeur de ce type de raisonnement ?
Au programme
Mardi 5 mai 2026
12h15 – Accueil des participants et repas léger
13h30 – Mots introductifs
Thibault De Meyer (Université de Namur) : Pourquoi l’analogie ?
14h15 – Session 1 : Théorie et pratique - Cristiana Oghina-Pavie (Université d’Angers) : L’analogie des savoirs pragmatiques : actions et transactions dans l’horticulture au XIXe siècle et Quentin Hiernaux (FNRS / Université libre de Bruxelles) : L’analogie plante-animal mobilisée par la physiologie de A.-P. de Candolle dans la problématique de la sensibilité du vivant
15h45 – Pause-café
16h15 – Conférence plénière 1 - Thierry Hoquet (Université Paris Nanterre) : L’analogie plante / animal est-elle fondée ?
17h45 – Fin de la première journée
19h – Dîner du colloque
Mercredi 6 mai 2026
9h00 – Accueil des participants
9h15 – Session 2 : Relations et frontières du vivant - Dario Galvão (Université de Namur) : Analogie et facultés du vivant : raison animale et sensibilité végétale aux Lumières et Ugo Batini (Université de Poitiers) : Comprendre l’homme à partir de la plante : analogie et métaphysique du vivant chez Schopenhauer
10h45 – Pause-café
11h15 – Conférence plénière 2 - Pascal Duris (Université de Bordeaux) : Des plantes comme des hommes. L’analogie chez Linné et les linnéens
12h45 – Pause déjeuner
14h00 – Vers de nouvelles disciplines - Vera Staetmanns (Ruhr-University Bochum) : Do Plants Think? Analogy in the Plant Psychology of Raoul Heinrich Francé (1874-1943) et Matthieu Amat (Université de Rouen Normandie) : Analogie et homologie : transferts des sciences du vivant vers les sciences de la culture au XIXe siècle
15h30 – Pause-café
16h00 – Conférence plénière 3 - Aliènor Bertrand (CNRS / ENS de Lyon) : “Les œufs du vent” et leur descendance
17h30 – Clôture du colloque
17h45 – Fin de la journée
Contact : Dario Galvao - dario.galvao@unamur.be