Le Département des sciences sociales, politiques et de la communication regroupe des enseignants et des chercheurs venus d’horizons disciplinaires différents : sciences politiques, information et communication, philosophie, sociologie et droit.
Présentation
Le Département compte 7 académiques, 9 doctorants, 9 chercheurs et post-doctorants et 1 membre du personnel administratif. Il a la responsabilité des enseignements relevant de ces champs disciplinaires dispensés à la Faculté et dirige les programmes de bachelier en sciences politiques et de bachelier en information et communication. Ses membres sont engagés dans des recherches au sein des Instituts de Recherche Transitions et NADI et autour de trois grandes thématiques : digital media & communication, transitions et âge de la vie et transformations démocratiques.
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Actualités
La créativité, une compétence essentielle dans le monde de demain ? De nouvelles filières s'invitent dans les formations dès la rentrée !
La créativité, une compétence essentielle dans le monde de demain ? De nouvelles filières s'invitent dans les formations dès la rentrée !
Les experts pointent la créativité comme une compétence essentielle pour les décideurs de demain à l’heure de la généralisation de l’IA. Parallèlement, les industries culturelles et créatives représentent un secteur en plein développement. Pour rester en phase avec ces évolutions, deux nouvelles filières feront leur apparition dans les programmes d’études en information et communication et ingénieur de gestion dès la rentrée prochaine. Focus sur les changements attendus en Faculté Economie Management Communication et sciencesPo (EMCP).
Dès le bachelier, les étudiants en ingénieur de gestion et information et communication ont l’opportunité d’orienter leur diplôme dans une spécialisation ancrée dans les besoins du marché. Une spécificité namuroise qui permet de rester polyvalent tout en évitant le piège de profils trop spécialistes. « Il s’agit vraiment d’une coloration donnée au diplôme de bachelier, qui reste le même peu importe la filière choisie », précisent d’emblée Anthony Simonofski et Fanny Barnabé, professeurs et responsables respectivement des programmes de bachelier en ingénieur de gestion et en information et communication.
Dans ce contexte, deux nouvelles filières viendront compléter les programmes de ces deux bacheliers dès la rentrée de septembre : « Technologies créatives » en Ingénieur de gestion et « Industries culturelles et créatives » en Information et communication.
Comprendre et expérimenter les technologies créatives
« Pour le programme en ingénieur de gestion, on a historiquement deux filières en bachelier : celle en management de l’information, orientée sur le développement informatique, et celle en Sciences de l’environnement et du vivant, orientée sur les sciences et la durabilité », détaille Anthony Simonofski. Créée avec le programme en information et communication et la Faculté d’informatique, la filière « Technologies créatives » enrichit les programmes existant en proposant d’imaginer et d’expérimenter les usages créatifs des technologies de manière responsable, dans un contexte marqué par de nombreux défis sociétaux.
La transition numérique et durable génère autant de contraintes que d’opportunités pour les organisations. Pour innover et concevoir de nouvelles solutions, il est nécessaire de développer une pensée créative, surtout à l’heure de l’IA générative.
A quoi s’attendre au niveau des cours ? « Certains seront orientés sur les nouveaux usages des technologies, sur la compréhension des transitions numérique et durable, et sur les nouvelles technologies créatives, telles que l’IA générative, les technologies immersives (XR) ou encore les technologies liées au jeux vidéo, entre autres », annonce Anthony Simonofski.
Tisser des liens avec l’écosystème créatif namurois
Du côté du bachelier en information et communication, l’idée est de faire évoluer la filière « Culture et audiovisuel » existante, qui portera dès la rentrée de septembre le nom d’« Industries culturelles et créatives ». « Aux côtés des filières plus classiques de "Journalisme et médias d’information" et "Communication des organisations", cette refonte vise à tisser davantage de liens avec le secteur des industries cultuelles et créatives (ICC), qui est un secteur très dynamique et en voie de structuration. De plus, l’écosystème namurois est très stimulant avec des événements comme le KIKK festival ou le FIFF, des réseaux d'acteurs comme wake! ou des institutions de vulgarisation ou de médiation scientifique et culturelle comme le Pavillon, le Confluent des savoirs, le Medialab, etc. », développe Fanny Barnabé.
Une opportunité unique pour les étudiants de se frotter durant leur formation au monde culturel et créatif avant leur entrée sur le marché du travail.
Si les deux filières sont distinctes en termes de profils et de débouchés, des cours communs seront toutefois organisés pour s’intégrer à cet écosystème et questionner les problématiques de gestion dans les secteurs de la créativité.
L’UNamur au cœur de la créativité numérique en Wallonie
La collaboration entre l’UNamur et le secteur des industries culturelles et créatives se cristallise notamment au travers du label wake! by Digital Wallonia, qui a pour ambition de fédérer les acteurs wallons de la créativité numérique issus de secteurs variés : universités, centres de recherche, lieux créatifs, festivals, entreprises, artistes, fonds d’investissement, etc. L’UNamur a rapidement été l’un des premiers acteurs à nourrir cette dynamique.
Ces nouvelles formations pourront également faciliter la communication entre les industries culturelles et les futurs professionnels : « Le besoin de recherche académique et de formations alignées avec les besoins du secteur des industries créatives numériques est primordial », détaille Delphine Jenart, coordinatrice de wake! pour le KIKK. « Nous avons en effet besoin d’une nouvelle génération d’experts à l’intersection des domaines de la communication et des technologies créatives qui comprennent les enjeux du secteur en matière d’innovation et de créativité et formulent des stratégies. »
Ces connexions pourront s’incarner par des interventions de professionnels dans les cours mais également par des opportunités de stages ou des projets de mémoire.
En savoir plus sur études en Faculté Economie Mangement Communication sciencesPo (EMCP)
L’actualité en questions avec Act’UNamur
L’actualité en questions avec Act’UNamur
Le 26 février dernier, l'amphithéâtre Adam Smith accueillait la première grande édition d'Act'UNamur, un quiz sur l’actualité de l’année 2025 organisé par le département des sciences sociales, politiques et de la communication de la Faculté EMCP. L’objectif ? Susciter l’intérêt des étudiants pour l’actualité grâce à un format inédit et ludique.
Réunis en équipe de trois à cinq joueurs, les étudiants de la Faculté Economie Management Communication sciencesPo (EMCP) ont rivalisé de culture générale durant près de deux heures ce 26 février dans une ambiance à la fois conviviale et compétitive. Des questions organisées par thèmes – politique, sport, culture, international – portant sur l’année 2025 ont été préparées par Maxime Verbesselt et Louis Liégeois, assistants au département des sciences sociales, politiques et de la communication, ainsi que par des étudiants des filières information & communication et sciences politiques. À chaque changement de thème, un étudiant de chaque équipe prenait le clavier pour tenter de faire marquer des points à ses coéquipiers sur des questions aussi variées que « Où s’est déroulée la COP30 ? », « Quel artiste s’est produit lors du Super Bowl 2025 ? » ou encore « En quelle année Jean-Marie Le Pen s’est qualifié au second tour des élections présidentielles françaises ? ». À la clé : des bons d’achat de 35 euros à dépenser dans les commerces namurois.
Un projet pédagogique et fédérateur
Derrière cette initiative ludique, se cache une ambition pédagogique forte. « Act’UNamur est un projet PUNCh (Pédagogie Universitaire Namuroise en Changement) porté par les professeurs Anne-Sophie Collard et Fanny Barnabé . Celui-ci vise à la fois à encourager les étudiants à développer une veille de l’actualité, mais aussi à créer des ponts entre les étudiantes et les étudiants des différents programmes d’étude », résume Maxime Verbesselt.
Le quizz prolonge les travaux pratiques du cours de « Fondements de la communication et traitement de l’actualité », dispensé cette année aux étudiants d’information et communication et de sciences politiques par Esther Haineaux et repris l’an prochain par Anne-Sophie Collard et Fanny Barnabé. « Tout au long du premier quadrimestre, ces étudiants ont préparé et participé à des tests hebdomadaires sur l’actualité, dont les résultats comptent dans la moyenne générale », poursuit Maxime Verbesselt. « Le quizz du 26 février poursuit cette logique, mais en l’ouvrant à tous les étudiants de la Faculté, toutes filières confondues, dans une ambiance détendue sans enjeu d’évaluation. » Pour encourager cette collaboration entre départements, les équipes mixtes avaient le droit de répondre à une question bonus à la fin de chaque manche. Le match s’est achevé sur une égalité parfaite, et malgré un tour supplémentaire pour tenter de départager les deux équipes, le score est resté nul. Les vainqueurs ont donc finalement décidé de diviser les gains.
Que ce soit pour tester ses connaissances, relever un défi ou simplement partager un bon moment entre amis, chacun avait sa propre motivation pour tenter de remporter le quiz facultaire : « Côté préparation, j’ai récupéré mes notes pour l’année 2025 et j’ai cherché les faits marquants. J'avais aussi proposé certaines questions, donc j'étais contente de les retrouver. J’ai aussi la chance de compter sur ma bonne mémoire », confie Léa, membre d’une des deux équipes gagnantes de cette dernière édition et étudiante en communication. « J’aime assez bien les quiz et le côté challenge m’a attiré. Je ne me suis pas vraiment préparé, mais je suis beaucoup l’actualité et j’ai une bonne culture générale », ajoute Antoine, étudiant en économie et gestion.
Forte de cette première édition, l’équipe d’Act’UNamur donne d’ores et déjà rendez-vous l’année prochaine avec peut-être encore plus de participants pour relever le défi !
PUNCh | Pédagogie Universitaire Namuroise en Changement
L’équipe PUNCh accompagne et conseille les professeurs, assistants et professionnels de l’enseignement dans les changements pédagogiques de leurs activités d’enseignement et d’évaluation.
Les études en Faculté EMCP
Nouveaux marchés, concurrence accrue, progrès technologiques, mais aussi enjeux écologiques, énergétiques, politiques et de qualité de vie… Les défis à relever sont nombreux et les besoins sans cesse croissants. Abordez les problématiques économiques et sociales sous un regard nouveau et sensible à la responsabilité sociétale et éthique, à l’interdisciplinarité, à la dimension internationale et aux défis de la transition pour façonner l’avenir durable de notre société.
Appel FNRS 2025 : Analyser les parcours de vie pour mieux comprendre l’allongement des carrières
Appel FNRS 2025 : Analyser les parcours de vie pour mieux comprendre l’allongement des carrières
Nathalie Burnay, professeure ordinaire à la Faculté EMCP et chercheuse au sein de l’institut Transitions, vient d’obtenir un prestigieux financement WelCHANGE du F.R.S-FNRS pour son projet de recherche interdisciplinaire dédié à l’allongement des carrières. Un enjeu de société au cœur de l’actualité, qu’elle porte en collaboration avec une équipe de démographes de l’UCLouvain.
Intitulé ACAPARES, ce projet de recherche vise à analyser l’allongement des carrières sous le prisme des parcours de vie des travailleurs et des inégalités auxquelles ils sont confrontés. En collaboration avec le géographe Thierry Eggerickx de l’UCLouvain, Nathalie Burnay cherche à mieux comprendre les freins et les limites de l’allongement des carrières, tel qu’il est encouragé par les autorités publiques.
Avec ce projet, nous mettons en commun les forces de nos disciplines respectives : l’analyse des représentations sociales d’une part et la reconstruction des parcours de vie dans une perspective démographique d’autre part.
Une recherche en trois temps
Concrètement, ce projet, qui s’étend de 2026 à 2030, s’articulera autour de trois axes complémentaires :
- Le premier volet analysera les stéréotypes sociaux qui pèsent sur les travailleurs de plus de 50 ans. Pour ce faire, l’équipe s’appuiera sur une vaste enquête quantitative, calquée sur l’enquête CAPA de 2004, déjà supervisée par Nathalie Burnay. L’objectif ? Comparer l’évolution de ces représentations des travailleurs âgés dans un même contexte et sur base du même protocole. Une démarche inédite !
- Le deuxième volet s’intéressera à la santé des travailleurs âgés. A la lumière de données quantitatives, il s’agira d’observer comment l’état de santé des travailleurs – et notamment des malades de longue durée – influe sur la poursuite ou l’interruption de l’activité professionnelle en fin de carrière.
- Enfin, le troisième volet interrogera l’influence de l’activité professionnelle sur l’espérance de vie en bonne santé. Les périodes de chômage, d’inactivité ou les conditions de travail plus pénibles seront ainsi passées au crible par les chercheurs.
Pour mener à bien ces recherches, Jean-Paul Sanderson (démographe post-doctorant) a récemment rejoint l’UNamur.
Une thématique au cœur des travaux de Nathalie Burnay
L’analyse des parcours de vie sous l’angle du travail traverse les recherches de Nathalie Burnay. Elle aborde ainsi ces problématiques à partir d’une analyse des politiques sociales, de l’évolution des conditions de travail et des transformations normatives du monde contemporain. En 2023, elle a ainsi obtenu un financement F.R.S-FNRS pour le projet BRIDGE-EXT, consacré au travail post-retraite à travers une étude comparative de différents régimes d’États-providence. Nathalie Burnay vient également d’obtenir un financement ARC (Actions de Recherche Concertées) avec Michel Ajzen (Faculté EMCP) pour le projet « SUSCARE », consacré aux transformations du travail, aux conditions de sa soutenabilité, tant pour les travailleurs que pour les managers.
Découvrez le Pôle Transitions et Ages de la Vie
Le pôle « Transitions et âges de la vie » de l’Institut de recherche Transitions rassemble des chercheuses et chercheurs venus d’horizons disciplinaires différents qui analysent à la fois les transformations normatives qui affectent les parcours de vie et les transitions des âges de la vie. Le pôle est particulièrement reconnu pour ses travaux sur le vieillissement, le sens du travail et la relation d’aide, notamment à travers la notion de care.
FNRS, la liberté de chercher
Chaque année, le F.R.S.-FNRS lance des appels pour financer la recherche fondamentale. Il a mis en place une gamme d'outils permettant d’offrir à des chercheurs, porteurs d’un projet d’excellence, du personnel scientifique et technique, de l’équipement et des moyens de fonctionnement.
Assemblées citoyennes : gadgets ou leviers de changement ?
Assemblées citoyennes : gadgets ou leviers de changement ?
Depuis une quinzaine d’années, les dispositifs de démocratie participative et délibérative se multiplient : budgets participatifs, consultations populaires, panels citoyens, etc. Vincent Jacquet, politologue et coordinateur du projet de recherche européen Citizen Impact (projet ERC, European Research Council), étudie l’impact de ces dispositifs du point de vue des gouvernants et des citoyens.
Le constat est nuancé : « Sans grande surprise, les élus actuels sont très ancrés dans une logique électorale et représentative. Beaucoup sont méfiants quant à la capacité des citoyens à s’investir au-delà des processus électoraux. Il y a évidemment des différences parmi les élus et les partis politiques. En simplifiant, on peut dire que plus un parti est à gauche et plus les élus sont jeunes, plus ils vont être ouverts aux mécanismes extra électoraux », explique Vincent Jacquet.
Dès lors, la question est de savoir si les gouvernants intègrent vraiment ces processus citoyens dans leurs décisions politiques. « En politique, les choses changent lentement. Il n’est donc pas étonnant qu’on n’assiste pas à de grandes réformes à court terme. Mais cela ne veut pas dire que les résultats ne sont pas pris en compte », nuance le politologue. Dans certains cas, les recommandations issues des assemblées citoyennes nourrissent les politiques publiques. Dans d’autres, elles restent lettre morte. Il précise cependant que l’absence d’impact tient moins à une volonté de manipulation de la part des élus, qu’au fait que la participation soit pensée à côté des circuits de décision.
Pour renforcer leur impact, trois leviers sont identifiés par le chercheur :
- Inscrire les assemblées dans la durée pour nourrir l’action publique sur le long terme.
- Définir en amont le calendrier et la manière dont les décisions vont être prises par rapport aux recommandations citoyennes.
- Garantir un soutien des recommandations par le politique ou la société civile.
L’exemple irlandais est souvent cité. Des assemblées citoyennes ont préparé le terrain à des référendums sur le mariage pour tous et l’avortement. « C’est l’interaction entre les délibérations d’une assemblée tirée au sort, une mobilisation sociale et l’organisation d’un référendum qui a permis de mener à bien ces réformes. »
De quoi rappeler que ces dispositifs ne remplacent pas la démocratie représentative, mais peuvent l’enrichir, à condition de ne pas rester au stade du symbole.
Sur le même sujet
Une année académique, placée sous la thématique de la démocratie
Retrouvez le discours prononcé par la Rectrice Annick Castiaux lors de la Cérémonie de rentrée académique 2025-2026.
Cet article est tiré de la rubrique "Le jour où" du magazine Omalius #38 (Septembre 2025).
La créativité, une compétence essentielle dans le monde de demain ? De nouvelles filières s'invitent dans les formations dès la rentrée !
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Les experts pointent la créativité comme une compétence essentielle pour les décideurs de demain à l’heure de la généralisation de l’IA. Parallèlement, les industries culturelles et créatives représentent un secteur en plein développement. Pour rester en phase avec ces évolutions, deux nouvelles filières feront leur apparition dans les programmes d’études en information et communication et ingénieur de gestion dès la rentrée prochaine. Focus sur les changements attendus en Faculté Economie Management Communication et sciencesPo (EMCP).
Dès le bachelier, les étudiants en ingénieur de gestion et information et communication ont l’opportunité d’orienter leur diplôme dans une spécialisation ancrée dans les besoins du marché. Une spécificité namuroise qui permet de rester polyvalent tout en évitant le piège de profils trop spécialistes. « Il s’agit vraiment d’une coloration donnée au diplôme de bachelier, qui reste le même peu importe la filière choisie », précisent d’emblée Anthony Simonofski et Fanny Barnabé, professeurs et responsables respectivement des programmes de bachelier en ingénieur de gestion et en information et communication.
Dans ce contexte, deux nouvelles filières viendront compléter les programmes de ces deux bacheliers dès la rentrée de septembre : « Technologies créatives » en Ingénieur de gestion et « Industries culturelles et créatives » en Information et communication.
Comprendre et expérimenter les technologies créatives
« Pour le programme en ingénieur de gestion, on a historiquement deux filières en bachelier : celle en management de l’information, orientée sur le développement informatique, et celle en Sciences de l’environnement et du vivant, orientée sur les sciences et la durabilité », détaille Anthony Simonofski. Créée avec le programme en information et communication et la Faculté d’informatique, la filière « Technologies créatives » enrichit les programmes existant en proposant d’imaginer et d’expérimenter les usages créatifs des technologies de manière responsable, dans un contexte marqué par de nombreux défis sociétaux.
La transition numérique et durable génère autant de contraintes que d’opportunités pour les organisations. Pour innover et concevoir de nouvelles solutions, il est nécessaire de développer une pensée créative, surtout à l’heure de l’IA générative.
A quoi s’attendre au niveau des cours ? « Certains seront orientés sur les nouveaux usages des technologies, sur la compréhension des transitions numérique et durable, et sur les nouvelles technologies créatives, telles que l’IA générative, les technologies immersives (XR) ou encore les technologies liées au jeux vidéo, entre autres », annonce Anthony Simonofski.
Tisser des liens avec l’écosystème créatif namurois
Du côté du bachelier en information et communication, l’idée est de faire évoluer la filière « Culture et audiovisuel » existante, qui portera dès la rentrée de septembre le nom d’« Industries culturelles et créatives ». « Aux côtés des filières plus classiques de "Journalisme et médias d’information" et "Communication des organisations", cette refonte vise à tisser davantage de liens avec le secteur des industries cultuelles et créatives (ICC), qui est un secteur très dynamique et en voie de structuration. De plus, l’écosystème namurois est très stimulant avec des événements comme le KIKK festival ou le FIFF, des réseaux d'acteurs comme wake! ou des institutions de vulgarisation ou de médiation scientifique et culturelle comme le Pavillon, le Confluent des savoirs, le Medialab, etc. », développe Fanny Barnabé.
Une opportunité unique pour les étudiants de se frotter durant leur formation au monde culturel et créatif avant leur entrée sur le marché du travail.
Si les deux filières sont distinctes en termes de profils et de débouchés, des cours communs seront toutefois organisés pour s’intégrer à cet écosystème et questionner les problématiques de gestion dans les secteurs de la créativité.
L’UNamur au cœur de la créativité numérique en Wallonie
La collaboration entre l’UNamur et le secteur des industries culturelles et créatives se cristallise notamment au travers du label wake! by Digital Wallonia, qui a pour ambition de fédérer les acteurs wallons de la créativité numérique issus de secteurs variés : universités, centres de recherche, lieux créatifs, festivals, entreprises, artistes, fonds d’investissement, etc. L’UNamur a rapidement été l’un des premiers acteurs à nourrir cette dynamique.
Ces nouvelles formations pourront également faciliter la communication entre les industries culturelles et les futurs professionnels : « Le besoin de recherche académique et de formations alignées avec les besoins du secteur des industries créatives numériques est primordial », détaille Delphine Jenart, coordinatrice de wake! pour le KIKK. « Nous avons en effet besoin d’une nouvelle génération d’experts à l’intersection des domaines de la communication et des technologies créatives qui comprennent les enjeux du secteur en matière d’innovation et de créativité et formulent des stratégies. »
Ces connexions pourront s’incarner par des interventions de professionnels dans les cours mais également par des opportunités de stages ou des projets de mémoire.
En savoir plus sur études en Faculté Economie Mangement Communication sciencesPo (EMCP)
L’actualité en questions avec Act’UNamur
L’actualité en questions avec Act’UNamur
Le 26 février dernier, l'amphithéâtre Adam Smith accueillait la première grande édition d'Act'UNamur, un quiz sur l’actualité de l’année 2025 organisé par le département des sciences sociales, politiques et de la communication de la Faculté EMCP. L’objectif ? Susciter l’intérêt des étudiants pour l’actualité grâce à un format inédit et ludique.
Réunis en équipe de trois à cinq joueurs, les étudiants de la Faculté Economie Management Communication sciencesPo (EMCP) ont rivalisé de culture générale durant près de deux heures ce 26 février dans une ambiance à la fois conviviale et compétitive. Des questions organisées par thèmes – politique, sport, culture, international – portant sur l’année 2025 ont été préparées par Maxime Verbesselt et Louis Liégeois, assistants au département des sciences sociales, politiques et de la communication, ainsi que par des étudiants des filières information & communication et sciences politiques. À chaque changement de thème, un étudiant de chaque équipe prenait le clavier pour tenter de faire marquer des points à ses coéquipiers sur des questions aussi variées que « Où s’est déroulée la COP30 ? », « Quel artiste s’est produit lors du Super Bowl 2025 ? » ou encore « En quelle année Jean-Marie Le Pen s’est qualifié au second tour des élections présidentielles françaises ? ». À la clé : des bons d’achat de 35 euros à dépenser dans les commerces namurois.
Un projet pédagogique et fédérateur
Derrière cette initiative ludique, se cache une ambition pédagogique forte. « Act’UNamur est un projet PUNCh (Pédagogie Universitaire Namuroise en Changement) porté par les professeurs Anne-Sophie Collard et Fanny Barnabé . Celui-ci vise à la fois à encourager les étudiants à développer une veille de l’actualité, mais aussi à créer des ponts entre les étudiantes et les étudiants des différents programmes d’étude », résume Maxime Verbesselt.
Le quizz prolonge les travaux pratiques du cours de « Fondements de la communication et traitement de l’actualité », dispensé cette année aux étudiants d’information et communication et de sciences politiques par Esther Haineaux et repris l’an prochain par Anne-Sophie Collard et Fanny Barnabé. « Tout au long du premier quadrimestre, ces étudiants ont préparé et participé à des tests hebdomadaires sur l’actualité, dont les résultats comptent dans la moyenne générale », poursuit Maxime Verbesselt. « Le quizz du 26 février poursuit cette logique, mais en l’ouvrant à tous les étudiants de la Faculté, toutes filières confondues, dans une ambiance détendue sans enjeu d’évaluation. » Pour encourager cette collaboration entre départements, les équipes mixtes avaient le droit de répondre à une question bonus à la fin de chaque manche. Le match s’est achevé sur une égalité parfaite, et malgré un tour supplémentaire pour tenter de départager les deux équipes, le score est resté nul. Les vainqueurs ont donc finalement décidé de diviser les gains.
Que ce soit pour tester ses connaissances, relever un défi ou simplement partager un bon moment entre amis, chacun avait sa propre motivation pour tenter de remporter le quiz facultaire : « Côté préparation, j’ai récupéré mes notes pour l’année 2025 et j’ai cherché les faits marquants. J'avais aussi proposé certaines questions, donc j'étais contente de les retrouver. J’ai aussi la chance de compter sur ma bonne mémoire », confie Léa, membre d’une des deux équipes gagnantes de cette dernière édition et étudiante en communication. « J’aime assez bien les quiz et le côté challenge m’a attiré. Je ne me suis pas vraiment préparé, mais je suis beaucoup l’actualité et j’ai une bonne culture générale », ajoute Antoine, étudiant en économie et gestion.
Forte de cette première édition, l’équipe d’Act’UNamur donne d’ores et déjà rendez-vous l’année prochaine avec peut-être encore plus de participants pour relever le défi !
PUNCh | Pédagogie Universitaire Namuroise en Changement
L’équipe PUNCh accompagne et conseille les professeurs, assistants et professionnels de l’enseignement dans les changements pédagogiques de leurs activités d’enseignement et d’évaluation.
Les études en Faculté EMCP
Nouveaux marchés, concurrence accrue, progrès technologiques, mais aussi enjeux écologiques, énergétiques, politiques et de qualité de vie… Les défis à relever sont nombreux et les besoins sans cesse croissants. Abordez les problématiques économiques et sociales sous un regard nouveau et sensible à la responsabilité sociétale et éthique, à l’interdisciplinarité, à la dimension internationale et aux défis de la transition pour façonner l’avenir durable de notre société.
Appel FNRS 2025 : Analyser les parcours de vie pour mieux comprendre l’allongement des carrières
Appel FNRS 2025 : Analyser les parcours de vie pour mieux comprendre l’allongement des carrières
Nathalie Burnay, professeure ordinaire à la Faculté EMCP et chercheuse au sein de l’institut Transitions, vient d’obtenir un prestigieux financement WelCHANGE du F.R.S-FNRS pour son projet de recherche interdisciplinaire dédié à l’allongement des carrières. Un enjeu de société au cœur de l’actualité, qu’elle porte en collaboration avec une équipe de démographes de l’UCLouvain.
Intitulé ACAPARES, ce projet de recherche vise à analyser l’allongement des carrières sous le prisme des parcours de vie des travailleurs et des inégalités auxquelles ils sont confrontés. En collaboration avec le géographe Thierry Eggerickx de l’UCLouvain, Nathalie Burnay cherche à mieux comprendre les freins et les limites de l’allongement des carrières, tel qu’il est encouragé par les autorités publiques.
Avec ce projet, nous mettons en commun les forces de nos disciplines respectives : l’analyse des représentations sociales d’une part et la reconstruction des parcours de vie dans une perspective démographique d’autre part.
Une recherche en trois temps
Concrètement, ce projet, qui s’étend de 2026 à 2030, s’articulera autour de trois axes complémentaires :
- Le premier volet analysera les stéréotypes sociaux qui pèsent sur les travailleurs de plus de 50 ans. Pour ce faire, l’équipe s’appuiera sur une vaste enquête quantitative, calquée sur l’enquête CAPA de 2004, déjà supervisée par Nathalie Burnay. L’objectif ? Comparer l’évolution de ces représentations des travailleurs âgés dans un même contexte et sur base du même protocole. Une démarche inédite !
- Le deuxième volet s’intéressera à la santé des travailleurs âgés. A la lumière de données quantitatives, il s’agira d’observer comment l’état de santé des travailleurs – et notamment des malades de longue durée – influe sur la poursuite ou l’interruption de l’activité professionnelle en fin de carrière.
- Enfin, le troisième volet interrogera l’influence de l’activité professionnelle sur l’espérance de vie en bonne santé. Les périodes de chômage, d’inactivité ou les conditions de travail plus pénibles seront ainsi passées au crible par les chercheurs.
Pour mener à bien ces recherches, Jean-Paul Sanderson (démographe post-doctorant) a récemment rejoint l’UNamur.
Une thématique au cœur des travaux de Nathalie Burnay
L’analyse des parcours de vie sous l’angle du travail traverse les recherches de Nathalie Burnay. Elle aborde ainsi ces problématiques à partir d’une analyse des politiques sociales, de l’évolution des conditions de travail et des transformations normatives du monde contemporain. En 2023, elle a ainsi obtenu un financement F.R.S-FNRS pour le projet BRIDGE-EXT, consacré au travail post-retraite à travers une étude comparative de différents régimes d’États-providence. Nathalie Burnay vient également d’obtenir un financement ARC (Actions de Recherche Concertées) avec Michel Ajzen (Faculté EMCP) pour le projet « SUSCARE », consacré aux transformations du travail, aux conditions de sa soutenabilité, tant pour les travailleurs que pour les managers.
Découvrez le Pôle Transitions et Ages de la Vie
Le pôle « Transitions et âges de la vie » de l’Institut de recherche Transitions rassemble des chercheuses et chercheurs venus d’horizons disciplinaires différents qui analysent à la fois les transformations normatives qui affectent les parcours de vie et les transitions des âges de la vie. Le pôle est particulièrement reconnu pour ses travaux sur le vieillissement, le sens du travail et la relation d’aide, notamment à travers la notion de care.
FNRS, la liberté de chercher
Chaque année, le F.R.S.-FNRS lance des appels pour financer la recherche fondamentale. Il a mis en place une gamme d'outils permettant d’offrir à des chercheurs, porteurs d’un projet d’excellence, du personnel scientifique et technique, de l’équipement et des moyens de fonctionnement.
Assemblées citoyennes : gadgets ou leviers de changement ?
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Depuis une quinzaine d’années, les dispositifs de démocratie participative et délibérative se multiplient : budgets participatifs, consultations populaires, panels citoyens, etc. Vincent Jacquet, politologue et coordinateur du projet de recherche européen Citizen Impact (projet ERC, European Research Council), étudie l’impact de ces dispositifs du point de vue des gouvernants et des citoyens.
Le constat est nuancé : « Sans grande surprise, les élus actuels sont très ancrés dans une logique électorale et représentative. Beaucoup sont méfiants quant à la capacité des citoyens à s’investir au-delà des processus électoraux. Il y a évidemment des différences parmi les élus et les partis politiques. En simplifiant, on peut dire que plus un parti est à gauche et plus les élus sont jeunes, plus ils vont être ouverts aux mécanismes extra électoraux », explique Vincent Jacquet.
Dès lors, la question est de savoir si les gouvernants intègrent vraiment ces processus citoyens dans leurs décisions politiques. « En politique, les choses changent lentement. Il n’est donc pas étonnant qu’on n’assiste pas à de grandes réformes à court terme. Mais cela ne veut pas dire que les résultats ne sont pas pris en compte », nuance le politologue. Dans certains cas, les recommandations issues des assemblées citoyennes nourrissent les politiques publiques. Dans d’autres, elles restent lettre morte. Il précise cependant que l’absence d’impact tient moins à une volonté de manipulation de la part des élus, qu’au fait que la participation soit pensée à côté des circuits de décision.
Pour renforcer leur impact, trois leviers sont identifiés par le chercheur :
- Inscrire les assemblées dans la durée pour nourrir l’action publique sur le long terme.
- Définir en amont le calendrier et la manière dont les décisions vont être prises par rapport aux recommandations citoyennes.
- Garantir un soutien des recommandations par le politique ou la société civile.
L’exemple irlandais est souvent cité. Des assemblées citoyennes ont préparé le terrain à des référendums sur le mariage pour tous et l’avortement. « C’est l’interaction entre les délibérations d’une assemblée tirée au sort, une mobilisation sociale et l’organisation d’un référendum qui a permis de mener à bien ces réformes. »
De quoi rappeler que ces dispositifs ne remplacent pas la démocratie représentative, mais peuvent l’enrichir, à condition de ne pas rester au stade du symbole.
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Une année académique, placée sous la thématique de la démocratie
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Cet article est tiré de la rubrique "Le jour où" du magazine Omalius #38 (Septembre 2025).