L'UNamur School of Management remplit 3 missions principales : l’organisation des enseignements en gestion de premier (Bachelier), deuxième (Master) et troisième cycle (Doctorat), l’hébergement des activités de recherche de ses membres et le développement et l’entretien de liens avec le monde économique.
Présentation
L’UNSM regroupe les forces vives dans le domaine du management de l’UNamur. Il compte 16 académiques, 50 collaborateurs (experts issus d’autres institutions universitaires ou du monde économique), 9 assistants-chercheurs, 20 chercheurs ou post-docs et 4 membres du personnel administratif.
Afin de favoriser l’émergence en son sein de thématiques pouvant s’appuyer sur une masse critique, l’UNSM a opté pour l’alignement des domaines d’enseignement et de recherche de ses membres. Cette approche facilite l’organisation des programmes de cours, le développement de projets de recherche ou encore l’encadrement des scientifiques. Ainsi, 4 grandes thématiques de cours, liées à celles des instituts et centres de recherche de l’université, sont identifiées :
- Digital and information management (NADI/MINDIT & FOCUS)
- Finance et méthodes quantitatives (DeFiPP/CeReFiM et naXys)
- Innovation, créativité et entrepreneuriat (NADI/CIRCé)
- Service and marketing management (NADI/CeRCLe)
Pour les enseignements nécessitant des compétences ne se retrouvant pas parmi ses membres, l'UNSM s’appuie sur des experts extérieurs venant aussi bien du monde académique qu’économique.
En savoir plus sur l'UNamur School of Management (UNSM)
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Actualités
L’IA comme levier d’autonomie en entreprise
L’IA comme levier d’autonomie en entreprise
Le projet U-BPM (User-oriented Business Process Management) explore comment l’intelligence artificielle peut servir de pont entre les différents corps de métiers au sein d’une entreprise. Cette approche centrée sur la gestion des processus est menée par Malik Schinckus dans le cadre du programme Win4doc, soit une thèse de doctorat financée par le SPW Recherche. En collaboration avec l’UNamur et la société de conseil Daïmo, Malik Schinckus confronte théorie et pratique pour améliorer la collaboration, la performance et la réflexion sur les pratiques quotidiennes dans le monde de l’entreprise.
La gestion des processus est une notion clé en entreprise. En analysant et en contrôlant la manière dont les processus sont effectués, l’entreprise peut suivre les performances de son activité et dégager des opportunités d’amélioration. Or, pour beaucoup d’entreprises, cette gestion est encore trop souvent sous-développée.
L’originalité du projet de recherche U-BPM mené par Malik Schinckus et supervisée par le Professeur Anthony Simonofski (UNamur School of Management et membre du centre de recherche MINDIT) est de s’intéresser en particulier aux personnes qui exécutent les processus sur le terrain, à savoir les employés eux-mêmes. « La plupart des organisations supervisent encore les opérations avec beaucoup de recul, ne collaborant avec leurs employés que par questions-réponses ou auditions. Pour mieux comprendre le terrain et trouver des solutions efficaces, il est primordial d’optimiser la collaboration entre le "corps managérial" et l’"expert du domaine”, c’est-à-dire les personnes responsables de l’exécution des processus », détaille Malik Schinckus.
L’objectif de la thèse de Malik Schinckus est donc de mettre en place des outils et méthodes permettant une meilleure liaison entre ces profils et une amélioration de la circulation des informations dans le but d’optimiser durablement l’exécution des processus. Pour ce faire, l’Intelligence artificielle (IA) générative semble être une piste prometteuse : « L’IA générative est en effet accessible à tous, car les interactions reposent sur le langage naturel », poursuit Malik Schinckus.
Confronter la recherche aux besoins du terrain
Pour implémenter une solution pérenne et adaptée aux réalités des entreprises belges, Malik Schinckus collabore avec l’entreprise de conseil Daïmo, active dans le secteur de l’IT et du management. Cette recherche immersive permet de prendre du recul sur les possibilités offertes par l’IA en la confrontant à l’usage sur le terrain. « À l’heure actuelle, il est impossible de tout automatiser et de remplacer un analyste pour des tâches cognitives complexes. L’analyste identifie ce qui est implicite, contextualise les informations et juge quand la compréhension est suffisante. L’IA n’a pas encore ces capacités », nuance le chercheur.
La création d’outils innovants pour résoudre des problèmes complexes rencontrés sur le terrain est une approche connue dans le milieu académique sous le nom de « Design Science Research ».
La collaboration avec Daïmo s’inscrit parfaitement dans ce paradigme en confrontant la recherche à la réalité de l’entreprise grâce au développement itératif d’une nouvelle solution, entre théorie et pratique. C’est très précieux pour l’entreprise mais également pour l’université.
Des effets déjà visibles
Des effets de cette méthodologie sont déjà observables : réduction des coûts, meilleure qualité de service et flexibilité augmentée.
Même imparfait, on voit que l’outil apporte déjà des bénéfices concrets. L’IA générative agit comme un pont entre les différents niveaux, transformant les idées en données exploitables pour d’autres profils. Si ce pont permet d’amorcer la réflexion sur les pratiques quotidiennes, alors l’outil apporte une réelle valeur en améliorant la collaboration et la compréhension entre métiers.
À terme, les données issues de cette recherche permettront d’affiner cette solution et, éventuellement, de la déployer à plus grande échelle.
Découvrez le projet en vidéo
Win4doc
Win4Doc est une mesure mise en place par la Wallonie (SPW Recherche) permettant à une entreprise wallonne d'engager un chercheur pour mener une recherche doctorale en collaboration avec une unité de recherche universitaire.
Doctorats en entreprise à l'UNamur
La créativité, une compétence essentielle dans le monde de demain ? De nouvelles filières s'invitent dans les formations dès la rentrée !
La créativité, une compétence essentielle dans le monde de demain ? De nouvelles filières s'invitent dans les formations dès la rentrée !
Les experts pointent la créativité comme une compétence essentielle pour les décideurs de demain à l’heure de la généralisation de l’IA. Parallèlement, les industries culturelles et créatives représentent un secteur en plein développement. Pour rester en phase avec ces évolutions, deux nouvelles filières feront leur apparition dans les programmes d’études en information et communication et ingénieur de gestion dès la rentrée prochaine. Focus sur les changements attendus en Faculté Economie Management Communication et sciencesPo (EMCP).
Dès le bachelier, les étudiants en ingénieur de gestion et information et communication ont l’opportunité d’orienter leur diplôme dans une spécialisation ancrée dans les besoins du marché. Une spécificité namuroise qui permet de rester polyvalent tout en évitant le piège de profils trop spécialistes. « Il s’agit vraiment d’une coloration donnée au diplôme de bachelier, qui reste le même peu importe la filière choisie », précisent d’emblée Anthony Simonofski et Fanny Barnabé, professeurs et responsables respectivement des programmes de bachelier en ingénieur de gestion et en information et communication.
Dans ce contexte, deux nouvelles filières viendront compléter les programmes de ces deux bacheliers dès la rentrée de septembre : « Technologies créatives » en Ingénieur de gestion et « Industries culturelles et créatives » en Information et communication.
Comprendre et expérimenter les technologies créatives
« Pour le programme en ingénieur de gestion, on a historiquement deux filières en bachelier : celle en management de l’information, orientée sur le développement informatique, et celle en Sciences de l’environnement et du vivant, orientée sur les sciences et la durabilité », détaille Anthony Simonofski. Créée avec le programme en information et communication et la Faculté d’informatique, la filière « Technologies créatives » enrichit les programmes existant en proposant d’imaginer et d’expérimenter les usages créatifs des technologies de manière responsable, dans un contexte marqué par de nombreux défis sociétaux.
La transition numérique et durable génère autant de contraintes que d’opportunités pour les organisations. Pour innover et concevoir de nouvelles solutions, il est nécessaire de développer une pensée créative, surtout à l’heure de l’IA générative.
A quoi s’attendre au niveau des cours ? « Certains seront orientés sur les nouveaux usages des technologies, sur la compréhension des transitions numérique et durable, et sur les nouvelles technologies créatives, telles que l’IA générative, les technologies immersives (XR) ou encore les technologies liées au jeux vidéo, entre autres », annonce Anthony Simonofski.
Tisser des liens avec l’écosystème créatif namurois
Du côté du bachelier en information et communication, l’idée est de faire évoluer la filière « Culture et audiovisuel » existante, qui portera dès la rentrée de septembre le nom d’« Industries culturelles et créatives ». « Aux côtés des filières plus classiques de "Journalisme et médias d’information" et "Communication des organisations", cette refonte vise à tisser davantage de liens avec le secteur des industries cultuelles et créatives (ICC), qui est un secteur très dynamique et en voie de structuration. De plus, l’écosystème namurois est très stimulant avec des événements comme le KIKK festival ou le FIFF, des réseaux d'acteurs comme wake! ou des institutions de vulgarisation ou de médiation scientifique et culturelle comme le Pavillon, le Confluent des savoirs, le Medialab, etc. », développe Fanny Barnabé.
Une opportunité unique pour les étudiants de se frotter durant leur formation au monde culturel et créatif avant leur entrée sur le marché du travail.
Si les deux filières sont distinctes en termes de profils et de débouchés, des cours communs seront toutefois organisés pour s’intégrer à cet écosystème et questionner les problématiques de gestion dans les secteurs de la créativité.
L’UNamur au cœur de la créativité numérique en Wallonie
La collaboration entre l’UNamur et le secteur des industries culturelles et créatives se cristallise notamment au travers du label wake! by Digital Wallonia, qui a pour ambition de fédérer les acteurs wallons de la créativité numérique issus de secteurs variés : universités, centres de recherche, lieux créatifs, festivals, entreprises, artistes, fonds d’investissement, etc. L’UNamur a rapidement été l’un des premiers acteurs à nourrir cette dynamique.
Ces nouvelles formations pourront également faciliter la communication entre les industries culturelles et les futurs professionnels : « Le besoin de recherche académique et de formations alignées avec les besoins du secteur des industries créatives numériques est primordial », détaille Delphine Jenart, coordinatrice de wake! pour le KIKK. « Nous avons en effet besoin d’une nouvelle génération d’experts à l’intersection des domaines de la communication et des technologies créatives qui comprennent les enjeux du secteur en matière d’innovation et de créativité et formulent des stratégies. »
Ces connexions pourront s’incarner par des interventions de professionnels dans les cours mais également par des opportunités de stages ou des projets de mémoire.
En savoir plus sur études en Faculté Economie Mangement Communication sciencesPo (EMCP)
Faculté EMCP : trois chercheurs primés - #3 Quand l’IA devient plus humaine : Florence Nizette (NaDI) décroche un prix international
Faculté EMCP : trois chercheurs primés - #3 Quand l’IA devient plus humaine : Florence Nizette (NaDI) décroche un prix international
Troisième et dernier focus de l’été sur le centre de recherche NaDI-CeRCLe, qui s’est démarqué à l’international ces dernières semaines grâce aux reconnaissances obtenues par trois jeunes chercheurs en management des services. Après Floriane Goosse et Victor Sluÿters, nous vous proposons de découvrir le travail de Florence Nizette, jeune chercheuse travaillant sur les technologies d’Intelligence artificielle.
C’est lors d'une conférence internationale et multidisciplinaire organisée par l'Université de Saragosse (Espagne), AIRSI 2025, qui réunit plus de 200 chercheurs autour des technologies 4.0 (intelligence artificielle, robotique, assistants virtuels, avatars, métavers, réalité augmentée, big data, etc.), que Florence Nizette a brillamment reçu le Best Paper Award pour un article issu de sa thèse en intelligence artificielle.
Des services d’IA plus transparents et dignes de confiance
Dans sa thèse, Florence Nizette s’intéresse à la confiance des utilisateurs dans les technologies d’IA, et notamment à la notion « d’explicabilité » de celles-ci (XAI). Un aspect essentiel pour rendre ces outils plus compréhensibles, alors que leur usage ne fait qu’augmenter dans de nombreux secteurs.
L’originalité du travail de Florence Nizette réside dans le déploiement d’une perspective multi-acteurs, un aspect encore peu étudié dans la littérature mais pourtant crucial pour favoriser l’adoption de ces outils. « J’ai interviewé différents acteurs dans des secteurs sensibles comme la finance ou les assurances, où la confiance est clé : des responsables d’entreprises, des manageurs, des experts, des développeurs et des utilisateurs dans le but d’avoir une vue globale de la manière dont on peut améliorer l’explicabilité des services d’IA. Mon travail a consisté à identifier les attentes et contraintes rencontrées par chacune des parties-prenantes dans le but de faire des ponts entre ces différents acteurs et de voir comment ils peuvent collaborer pour améliorer les services utilisant l’IA. »
En reconceptualisant l’explicabilité comme un défi centré sur l’humain, l’étude de Florence Nizette fournit des clés théoriques et pratiques pour développer des systèmes d’IA plus transparents et dignes de confiances, alignés sur les besoins des entreprises et conformes à la réglementation.
Une recherche menée à l’UNamur et à l’Université de Hasselt
Pour ce projet – basé sur des entretiens menés à l’échelle internationale avec des acteurs et parties prenantes de l'XAI –, Florence Nizette bénéficie de l’encadrement de ses promoteurs, les professeurs Wafa Hammedi (UNamur), Allard Van Riel (Université de Hasselt) et Nadia Steils (HEC Liège). La chercheuse a en effet la particularité de mener ses recherches à la fois à l’UNamur et à l’Université de Hasselt. Un avantage selon elle : « C’est très enrichissant, autant d’un point de vue intellectuel qu’au niveau de l’accès aux ressources et aux réseaux des deux régions », explique Florence Nizette.
Un parcours guidé par la rigueur, la curiosité et le goût des échanges
Au-delà de l’aspect scientifique, Florence met en avant la richesse humaine de son parcours. Intégrée à l’équipe dynamique du centre de recherche NaDI-CeRCLe, elle souligne l’entraide et la collaboration qui règnent au sein de son groupe, tout en ayant l’opportunité d’échanger aussi avec des équipes différentes, dans d’autres universités et à l’international. L’accompagnement de ses trois promoteurs, chacun apportant un regard singulier sur son travail, a constitué un soutien précieux tout au long de son parcours.
Selon Florence, la singularité de son parcours réside dans cette ouverture : apprendre et progresser en aidant les autres et en recevant leurs conseils, trouver l’enrichissement dans la diversité des collaborations et des points de vue. « Ce qui me stimule dans le doctorat, c’est autant la découverte scientifique que les interactions humaines : les discussions, les collaborations, la diversité des perspectives », explique-t-elle. Une expérience à la fois formatrice et profondément humaine, qui illustre la force du travail en réseau, du partage et de l’ouverture internationale.
Florence a bénéficié de l’ancrage académique offert par une communauté de chercheurs en services, tant au niveau national qu’international. La rigueur scientifique, l’exigence méthodologique et la qualité des échanges qui caractérisent cette communauté représentent une opportunité inestimable pour tout jeune chercheur. Cet environnement a nourri sa maturité scientifique et permis d’élever son travail à un niveau supérieur.
Le centre de recherche, par son atmosphère à la fois stimulante et bienveillante, constitue un terreau fertile pour le développement académique. À cela s’ajoutent la participation ou l'organisation d’événements d’envergure internationale, tels que Let’s Talk About Service (LTAS), conférence de référence par l’Association Américaine de Marketing, qui s’est tenue en 2023 à Namur, ainsi que les séminaires accueillant régulièrement des chercheurs de renom. Ces expériences lui ont non seulement permis d’intégrer les standards les plus élevés de la discipline, mais aussi de se challenger afin de développer et d’affiner ses compétences de chercheuse.
A PhD is more than research; it is a journey of growth, curiosity, and resilience. Every challenge faced is an opportunity to learn and every discovery is a step toward making a meaningful impact.
Faculté EMCP : trois chercheurs primés - #2 Victor Sluÿters, le doctorant qui décrypte les comportements des employés en cas de crise
Faculté EMCP : trois chercheurs primés - #2 Victor Sluÿters, le doctorant qui décrypte les comportements des employés en cas de crise
Moisson de récompenses pour le centre de recherche NaDI-CeRCLe ces dernières semaines. Les recherches en management des services de trois jeunes doctorants de la Faculté EMCP ont en effet été reconnues par leurs pairs lors d’événements scientifiques internationaux de premier plan : il s’agit de Floriane Goosse, Victor Sluÿters et Florence Nizette. Cet été, nous vous proposons de découvrir leurs parcours et leurs travaux.
Début juin, se tenait à Rome la 19e International Research Symposium on Service Excellence in Management (QUIS19), une des conférences les plus importantes dans le domaine du management des services. Une expérience enrichissante à plus d’un titre pour Victor Sluÿters, doctorant au centre de recherche NaDI-CeRCLe, qui s’est vu récompensé du « Best Paper Award », décerné par un jury international parmi plus de 350 articles.
« Généralement, le prix est remis à une présentation qui s’inscrit dans le thème de la conférence, qui portait cette année sur la transformation numérique et durable. Même si mon projet de recherche suscite pas mal d’engouement actuellement, il s’écartait pas mal de cette thématique. Je ne m’attendais donc pas à être primé. », confie Victor Sluÿters.
Une approche originale de la gestion de crise
Le papier de thèse de Victor Sluÿters – dont les travaux sont encadrés par les professeurs Wafa Hammedi (UNamur), Yves Van Vaerenbergh (KU Leuven) et Thomas Leclercq (IÉSEG School of Management) – porte sur les violations de données (ou data breach) et leur gestion par les entreprises. Des menaces bien connues et redoutées des organisations pour leurs conséquences potentiellement sévères et étendues.
Victor Sluÿters s’intéresse plus spécifiquement aux mécanismes psychologiques de la honte qui sous-tendent les comportements des employés en contexte de crise. Cette émotion a des effet forts et durables sur l’engagement, la performance et le bien-être des employés. Les entreprises ont donc tout intérêt à bien comprendre les mécanismes comportementaux à l’œuvre pour mieux faire face à ce type d’événements. C’est cette dimension psychologique fouillée de la gestion de crise, encore relativement peu explorée dans la littérature, qui a convaincu le jury du QUIS.
Une aventure humaine avant tout
Au-delà de la reconnaissance scientifique, Victor Sluÿters insiste sur l’aspect humain de son travail de recherche. « On a commencé notre thèse en même temps avec Floriane [Goosse] et Florence [Nizette]. L’entraide est vraiment au rendez-vous entre nous. On a organisé des sessions de relecture très critiques, parfois dures, mais toujours bienveillantes. », glisse le doctorant. « De plus, on a la chance de bénéficier d’un excellent accompagnement de notre promotrice, la Professeure Wafa Hammedi, autant du point de vue de la recherche que du point de vue humain. Et de mon côté, je peux également compter sur le regard et le soutien précieux de mes deux autres co-promoteurs, Yves Van Vaerenbergh et Thomas Leclercq, qui contribuent énormément à enrichir cette aventure. », poursuit le jeune chercheur.
À travers le parcours doctoral, on grandit en tant que personne et je leur suis extrêmement reconnaissant pour tout ce qu’ils m’offrent au quotidien ainsi que pour l’atmosphère positive dans laquelle j’ai la chance d’évoluer.
Zoom : La recherche en management des services
Le management des services est un champ de recherche qui s’intéresse aux méthodes, pratiques et outils destinés à concevoir, produire et évaluer la performance d’une activité de services. Le NaDI-CeRCLe fait partie des acteurs de tout premier plan dans ce domaine de recherche particulier.
L’IA comme levier d’autonomie en entreprise
L’IA comme levier d’autonomie en entreprise
Le projet U-BPM (User-oriented Business Process Management) explore comment l’intelligence artificielle peut servir de pont entre les différents corps de métiers au sein d’une entreprise. Cette approche centrée sur la gestion des processus est menée par Malik Schinckus dans le cadre du programme Win4doc, soit une thèse de doctorat financée par le SPW Recherche. En collaboration avec l’UNamur et la société de conseil Daïmo, Malik Schinckus confronte théorie et pratique pour améliorer la collaboration, la performance et la réflexion sur les pratiques quotidiennes dans le monde de l’entreprise.
La gestion des processus est une notion clé en entreprise. En analysant et en contrôlant la manière dont les processus sont effectués, l’entreprise peut suivre les performances de son activité et dégager des opportunités d’amélioration. Or, pour beaucoup d’entreprises, cette gestion est encore trop souvent sous-développée.
L’originalité du projet de recherche U-BPM mené par Malik Schinckus et supervisée par le Professeur Anthony Simonofski (UNamur School of Management et membre du centre de recherche MINDIT) est de s’intéresser en particulier aux personnes qui exécutent les processus sur le terrain, à savoir les employés eux-mêmes. « La plupart des organisations supervisent encore les opérations avec beaucoup de recul, ne collaborant avec leurs employés que par questions-réponses ou auditions. Pour mieux comprendre le terrain et trouver des solutions efficaces, il est primordial d’optimiser la collaboration entre le "corps managérial" et l’"expert du domaine”, c’est-à-dire les personnes responsables de l’exécution des processus », détaille Malik Schinckus.
L’objectif de la thèse de Malik Schinckus est donc de mettre en place des outils et méthodes permettant une meilleure liaison entre ces profils et une amélioration de la circulation des informations dans le but d’optimiser durablement l’exécution des processus. Pour ce faire, l’Intelligence artificielle (IA) générative semble être une piste prometteuse : « L’IA générative est en effet accessible à tous, car les interactions reposent sur le langage naturel », poursuit Malik Schinckus.
Confronter la recherche aux besoins du terrain
Pour implémenter une solution pérenne et adaptée aux réalités des entreprises belges, Malik Schinckus collabore avec l’entreprise de conseil Daïmo, active dans le secteur de l’IT et du management. Cette recherche immersive permet de prendre du recul sur les possibilités offertes par l’IA en la confrontant à l’usage sur le terrain. « À l’heure actuelle, il est impossible de tout automatiser et de remplacer un analyste pour des tâches cognitives complexes. L’analyste identifie ce qui est implicite, contextualise les informations et juge quand la compréhension est suffisante. L’IA n’a pas encore ces capacités », nuance le chercheur.
La création d’outils innovants pour résoudre des problèmes complexes rencontrés sur le terrain est une approche connue dans le milieu académique sous le nom de « Design Science Research ».
La collaboration avec Daïmo s’inscrit parfaitement dans ce paradigme en confrontant la recherche à la réalité de l’entreprise grâce au développement itératif d’une nouvelle solution, entre théorie et pratique. C’est très précieux pour l’entreprise mais également pour l’université.
Des effets déjà visibles
Des effets de cette méthodologie sont déjà observables : réduction des coûts, meilleure qualité de service et flexibilité augmentée.
Même imparfait, on voit que l’outil apporte déjà des bénéfices concrets. L’IA générative agit comme un pont entre les différents niveaux, transformant les idées en données exploitables pour d’autres profils. Si ce pont permet d’amorcer la réflexion sur les pratiques quotidiennes, alors l’outil apporte une réelle valeur en améliorant la collaboration et la compréhension entre métiers.
À terme, les données issues de cette recherche permettront d’affiner cette solution et, éventuellement, de la déployer à plus grande échelle.
Découvrez le projet en vidéo
Win4doc
Win4Doc est une mesure mise en place par la Wallonie (SPW Recherche) permettant à une entreprise wallonne d'engager un chercheur pour mener une recherche doctorale en collaboration avec une unité de recherche universitaire.
Doctorats en entreprise à l'UNamur
La créativité, une compétence essentielle dans le monde de demain ? De nouvelles filières s'invitent dans les formations dès la rentrée !
La créativité, une compétence essentielle dans le monde de demain ? De nouvelles filières s'invitent dans les formations dès la rentrée !
Les experts pointent la créativité comme une compétence essentielle pour les décideurs de demain à l’heure de la généralisation de l’IA. Parallèlement, les industries culturelles et créatives représentent un secteur en plein développement. Pour rester en phase avec ces évolutions, deux nouvelles filières feront leur apparition dans les programmes d’études en information et communication et ingénieur de gestion dès la rentrée prochaine. Focus sur les changements attendus en Faculté Economie Management Communication et sciencesPo (EMCP).
Dès le bachelier, les étudiants en ingénieur de gestion et information et communication ont l’opportunité d’orienter leur diplôme dans une spécialisation ancrée dans les besoins du marché. Une spécificité namuroise qui permet de rester polyvalent tout en évitant le piège de profils trop spécialistes. « Il s’agit vraiment d’une coloration donnée au diplôme de bachelier, qui reste le même peu importe la filière choisie », précisent d’emblée Anthony Simonofski et Fanny Barnabé, professeurs et responsables respectivement des programmes de bachelier en ingénieur de gestion et en information et communication.
Dans ce contexte, deux nouvelles filières viendront compléter les programmes de ces deux bacheliers dès la rentrée de septembre : « Technologies créatives » en Ingénieur de gestion et « Industries culturelles et créatives » en Information et communication.
Comprendre et expérimenter les technologies créatives
« Pour le programme en ingénieur de gestion, on a historiquement deux filières en bachelier : celle en management de l’information, orientée sur le développement informatique, et celle en Sciences de l’environnement et du vivant, orientée sur les sciences et la durabilité », détaille Anthony Simonofski. Créée avec le programme en information et communication et la Faculté d’informatique, la filière « Technologies créatives » enrichit les programmes existant en proposant d’imaginer et d’expérimenter les usages créatifs des technologies de manière responsable, dans un contexte marqué par de nombreux défis sociétaux.
La transition numérique et durable génère autant de contraintes que d’opportunités pour les organisations. Pour innover et concevoir de nouvelles solutions, il est nécessaire de développer une pensée créative, surtout à l’heure de l’IA générative.
A quoi s’attendre au niveau des cours ? « Certains seront orientés sur les nouveaux usages des technologies, sur la compréhension des transitions numérique et durable, et sur les nouvelles technologies créatives, telles que l’IA générative, les technologies immersives (XR) ou encore les technologies liées au jeux vidéo, entre autres », annonce Anthony Simonofski.
Tisser des liens avec l’écosystème créatif namurois
Du côté du bachelier en information et communication, l’idée est de faire évoluer la filière « Culture et audiovisuel » existante, qui portera dès la rentrée de septembre le nom d’« Industries culturelles et créatives ». « Aux côtés des filières plus classiques de "Journalisme et médias d’information" et "Communication des organisations", cette refonte vise à tisser davantage de liens avec le secteur des industries cultuelles et créatives (ICC), qui est un secteur très dynamique et en voie de structuration. De plus, l’écosystème namurois est très stimulant avec des événements comme le KIKK festival ou le FIFF, des réseaux d'acteurs comme wake! ou des institutions de vulgarisation ou de médiation scientifique et culturelle comme le Pavillon, le Confluent des savoirs, le Medialab, etc. », développe Fanny Barnabé.
Une opportunité unique pour les étudiants de se frotter durant leur formation au monde culturel et créatif avant leur entrée sur le marché du travail.
Si les deux filières sont distinctes en termes de profils et de débouchés, des cours communs seront toutefois organisés pour s’intégrer à cet écosystème et questionner les problématiques de gestion dans les secteurs de la créativité.
L’UNamur au cœur de la créativité numérique en Wallonie
La collaboration entre l’UNamur et le secteur des industries culturelles et créatives se cristallise notamment au travers du label wake! by Digital Wallonia, qui a pour ambition de fédérer les acteurs wallons de la créativité numérique issus de secteurs variés : universités, centres de recherche, lieux créatifs, festivals, entreprises, artistes, fonds d’investissement, etc. L’UNamur a rapidement été l’un des premiers acteurs à nourrir cette dynamique.
Ces nouvelles formations pourront également faciliter la communication entre les industries culturelles et les futurs professionnels : « Le besoin de recherche académique et de formations alignées avec les besoins du secteur des industries créatives numériques est primordial », détaille Delphine Jenart, coordinatrice de wake! pour le KIKK. « Nous avons en effet besoin d’une nouvelle génération d’experts à l’intersection des domaines de la communication et des technologies créatives qui comprennent les enjeux du secteur en matière d’innovation et de créativité et formulent des stratégies. »
Ces connexions pourront s’incarner par des interventions de professionnels dans les cours mais également par des opportunités de stages ou des projets de mémoire.
En savoir plus sur études en Faculté Economie Mangement Communication sciencesPo (EMCP)
Faculté EMCP : trois chercheurs primés - #3 Quand l’IA devient plus humaine : Florence Nizette (NaDI) décroche un prix international
Faculté EMCP : trois chercheurs primés - #3 Quand l’IA devient plus humaine : Florence Nizette (NaDI) décroche un prix international
Troisième et dernier focus de l’été sur le centre de recherche NaDI-CeRCLe, qui s’est démarqué à l’international ces dernières semaines grâce aux reconnaissances obtenues par trois jeunes chercheurs en management des services. Après Floriane Goosse et Victor Sluÿters, nous vous proposons de découvrir le travail de Florence Nizette, jeune chercheuse travaillant sur les technologies d’Intelligence artificielle.
C’est lors d'une conférence internationale et multidisciplinaire organisée par l'Université de Saragosse (Espagne), AIRSI 2025, qui réunit plus de 200 chercheurs autour des technologies 4.0 (intelligence artificielle, robotique, assistants virtuels, avatars, métavers, réalité augmentée, big data, etc.), que Florence Nizette a brillamment reçu le Best Paper Award pour un article issu de sa thèse en intelligence artificielle.
Des services d’IA plus transparents et dignes de confiance
Dans sa thèse, Florence Nizette s’intéresse à la confiance des utilisateurs dans les technologies d’IA, et notamment à la notion « d’explicabilité » de celles-ci (XAI). Un aspect essentiel pour rendre ces outils plus compréhensibles, alors que leur usage ne fait qu’augmenter dans de nombreux secteurs.
L’originalité du travail de Florence Nizette réside dans le déploiement d’une perspective multi-acteurs, un aspect encore peu étudié dans la littérature mais pourtant crucial pour favoriser l’adoption de ces outils. « J’ai interviewé différents acteurs dans des secteurs sensibles comme la finance ou les assurances, où la confiance est clé : des responsables d’entreprises, des manageurs, des experts, des développeurs et des utilisateurs dans le but d’avoir une vue globale de la manière dont on peut améliorer l’explicabilité des services d’IA. Mon travail a consisté à identifier les attentes et contraintes rencontrées par chacune des parties-prenantes dans le but de faire des ponts entre ces différents acteurs et de voir comment ils peuvent collaborer pour améliorer les services utilisant l’IA. »
En reconceptualisant l’explicabilité comme un défi centré sur l’humain, l’étude de Florence Nizette fournit des clés théoriques et pratiques pour développer des systèmes d’IA plus transparents et dignes de confiances, alignés sur les besoins des entreprises et conformes à la réglementation.
Une recherche menée à l’UNamur et à l’Université de Hasselt
Pour ce projet – basé sur des entretiens menés à l’échelle internationale avec des acteurs et parties prenantes de l'XAI –, Florence Nizette bénéficie de l’encadrement de ses promoteurs, les professeurs Wafa Hammedi (UNamur), Allard Van Riel (Université de Hasselt) et Nadia Steils (HEC Liège). La chercheuse a en effet la particularité de mener ses recherches à la fois à l’UNamur et à l’Université de Hasselt. Un avantage selon elle : « C’est très enrichissant, autant d’un point de vue intellectuel qu’au niveau de l’accès aux ressources et aux réseaux des deux régions », explique Florence Nizette.
Un parcours guidé par la rigueur, la curiosité et le goût des échanges
Au-delà de l’aspect scientifique, Florence met en avant la richesse humaine de son parcours. Intégrée à l’équipe dynamique du centre de recherche NaDI-CeRCLe, elle souligne l’entraide et la collaboration qui règnent au sein de son groupe, tout en ayant l’opportunité d’échanger aussi avec des équipes différentes, dans d’autres universités et à l’international. L’accompagnement de ses trois promoteurs, chacun apportant un regard singulier sur son travail, a constitué un soutien précieux tout au long de son parcours.
Selon Florence, la singularité de son parcours réside dans cette ouverture : apprendre et progresser en aidant les autres et en recevant leurs conseils, trouver l’enrichissement dans la diversité des collaborations et des points de vue. « Ce qui me stimule dans le doctorat, c’est autant la découverte scientifique que les interactions humaines : les discussions, les collaborations, la diversité des perspectives », explique-t-elle. Une expérience à la fois formatrice et profondément humaine, qui illustre la force du travail en réseau, du partage et de l’ouverture internationale.
Florence a bénéficié de l’ancrage académique offert par une communauté de chercheurs en services, tant au niveau national qu’international. La rigueur scientifique, l’exigence méthodologique et la qualité des échanges qui caractérisent cette communauté représentent une opportunité inestimable pour tout jeune chercheur. Cet environnement a nourri sa maturité scientifique et permis d’élever son travail à un niveau supérieur.
Le centre de recherche, par son atmosphère à la fois stimulante et bienveillante, constitue un terreau fertile pour le développement académique. À cela s’ajoutent la participation ou l'organisation d’événements d’envergure internationale, tels que Let’s Talk About Service (LTAS), conférence de référence par l’Association Américaine de Marketing, qui s’est tenue en 2023 à Namur, ainsi que les séminaires accueillant régulièrement des chercheurs de renom. Ces expériences lui ont non seulement permis d’intégrer les standards les plus élevés de la discipline, mais aussi de se challenger afin de développer et d’affiner ses compétences de chercheuse.
A PhD is more than research; it is a journey of growth, curiosity, and resilience. Every challenge faced is an opportunity to learn and every discovery is a step toward making a meaningful impact.
Faculté EMCP : trois chercheurs primés - #2 Victor Sluÿters, le doctorant qui décrypte les comportements des employés en cas de crise
Faculté EMCP : trois chercheurs primés - #2 Victor Sluÿters, le doctorant qui décrypte les comportements des employés en cas de crise
Moisson de récompenses pour le centre de recherche NaDI-CeRCLe ces dernières semaines. Les recherches en management des services de trois jeunes doctorants de la Faculté EMCP ont en effet été reconnues par leurs pairs lors d’événements scientifiques internationaux de premier plan : il s’agit de Floriane Goosse, Victor Sluÿters et Florence Nizette. Cet été, nous vous proposons de découvrir leurs parcours et leurs travaux.
Début juin, se tenait à Rome la 19e International Research Symposium on Service Excellence in Management (QUIS19), une des conférences les plus importantes dans le domaine du management des services. Une expérience enrichissante à plus d’un titre pour Victor Sluÿters, doctorant au centre de recherche NaDI-CeRCLe, qui s’est vu récompensé du « Best Paper Award », décerné par un jury international parmi plus de 350 articles.
« Généralement, le prix est remis à une présentation qui s’inscrit dans le thème de la conférence, qui portait cette année sur la transformation numérique et durable. Même si mon projet de recherche suscite pas mal d’engouement actuellement, il s’écartait pas mal de cette thématique. Je ne m’attendais donc pas à être primé. », confie Victor Sluÿters.
Une approche originale de la gestion de crise
Le papier de thèse de Victor Sluÿters – dont les travaux sont encadrés par les professeurs Wafa Hammedi (UNamur), Yves Van Vaerenbergh (KU Leuven) et Thomas Leclercq (IÉSEG School of Management) – porte sur les violations de données (ou data breach) et leur gestion par les entreprises. Des menaces bien connues et redoutées des organisations pour leurs conséquences potentiellement sévères et étendues.
Victor Sluÿters s’intéresse plus spécifiquement aux mécanismes psychologiques de la honte qui sous-tendent les comportements des employés en contexte de crise. Cette émotion a des effet forts et durables sur l’engagement, la performance et le bien-être des employés. Les entreprises ont donc tout intérêt à bien comprendre les mécanismes comportementaux à l’œuvre pour mieux faire face à ce type d’événements. C’est cette dimension psychologique fouillée de la gestion de crise, encore relativement peu explorée dans la littérature, qui a convaincu le jury du QUIS.
Une aventure humaine avant tout
Au-delà de la reconnaissance scientifique, Victor Sluÿters insiste sur l’aspect humain de son travail de recherche. « On a commencé notre thèse en même temps avec Floriane [Goosse] et Florence [Nizette]. L’entraide est vraiment au rendez-vous entre nous. On a organisé des sessions de relecture très critiques, parfois dures, mais toujours bienveillantes. », glisse le doctorant. « De plus, on a la chance de bénéficier d’un excellent accompagnement de notre promotrice, la Professeure Wafa Hammedi, autant du point de vue de la recherche que du point de vue humain. Et de mon côté, je peux également compter sur le regard et le soutien précieux de mes deux autres co-promoteurs, Yves Van Vaerenbergh et Thomas Leclercq, qui contribuent énormément à enrichir cette aventure. », poursuit le jeune chercheur.
À travers le parcours doctoral, on grandit en tant que personne et je leur suis extrêmement reconnaissant pour tout ce qu’ils m’offrent au quotidien ainsi que pour l’atmosphère positive dans laquelle j’ai la chance d’évoluer.
Zoom : La recherche en management des services
Le management des services est un champ de recherche qui s’intéresse aux méthodes, pratiques et outils destinés à concevoir, produire et évaluer la performance d’une activité de services. Le NaDI-CeRCLe fait partie des acteurs de tout premier plan dans ce domaine de recherche particulier.
Événements
Soutenance publique de thèse de doctorat en sciences économiques et de gestion - Simon DECHAMPS
Citizen-Centricity in Digital Governments : Conceptualization, Implementation, Difficulties, Evaluation
Jury
Promoteurs
- Prof. Anthony Simonofski - Université de Namur
- Prof. Corentin Burnay - Université de Namur
Autres membres du jury
- Prof. Annick Castiaux - Université de Namur
- Prof. Lieselot Daneels - UGhent
- Prof. Ida Lindgren - Linköping University
- Prof. Benoît Vanderose - Université de Namur
Présidente du jury
- Prof. Sophie Béreau - Université de Namur